Est ce si grave?

jeune femme Pas le temps de tout faire

Qui n’a jamais dit, jamais pensé tout bas ou  clamé haut et fort « je n’ai pas le temps de tout faire « ?

Tout le monde court après le temps. On se répète à longueur de journée : je n’ai pas le temps, je n’aurais jamais assez de temps pour tout faire…

Comme une idée fixe, une rumination obsessionnelle qui hante  nos esprits nuit et jour. Plus que jamais nos sollicitations, projets, rêves et envies sont infinis, c’est vrai, alors que notre temps lui n’a pas varié . Il est toujours limité. Toutes ces possibles qui s’offrent à nous sont à l’origine de cette accélération du temps. La version3.0 de nos vie participe grandement au sentiment d’urgence qui nous oppresse. Comment alors  résoudre cette équation difficile? Est-il raisonnable de porter ce fardeau à bout de bras au risque de s’abimer , de s’épuiser? Est-il envisageable de tout faire alors que nos ressources en temps, en énergie, en moyens et en attention sont limitées?

Sinon, quelle est la clé pour échapper à ce rythme effréné? Comment résister aux dispersions et ne pas se laisser emporter?

L’une des clé consiste surement dans  le changement de perception, le changement de logique pour échapper à une spirale négative, épuisante et de surcroit paralysante.

Changer d’état d’esprit pour s’apaiser

Passer de la zone de préoccupation à la  zone d ‘influence

Le temps n’est  pas extensible c’est un fait. On n’a pas  d’emprise la dessus, c’est ce qui constitue notre zone de préoccupation. Cette zone happe notre énergie, sabote notre moral et abime notre relation au temps. En revanche nous pouvons avoir un impact sur la façon  d’ utiliser celui ci. Les choix que l’ont fait, guidés par nos valeurs propres, nous libèrent de nos préoccupations et nous plongent dans notre zone d’influence.

Notre regard sur nous même et sur le monde influencent notre perception, notre ressenti et notre rapport au temps.

Le concept du cercle d’influence rend plus limpide le paradigme d’un rapport au temps sage, responsable et serein. En privilégiant la qualité à la quantité, l’observation suivie d’action ciblée, à l’agitation, la réaction et la dispersion. Cela suppose de faire des choix en toute conscience et avec discernement pour que. Au delà de gérer son temps, nous érigeons les fondations de notre équilibre de vie. 

Le choix

Comment choisir avec discernement nos priorités quand tout nous semble prioritaire?

Ce n’est pas une mince affaire, je vous le concède. Il existe des outils d’aide à la décision sont légions dans l‘amélioration continue quand il s’agit de conduire des projets matériels. Il y a  l’arbre de décision, la loi de Pareto et plein d’autres. Ces outils sont d’une efficacité redoutable sur des données objectives. Mais dès lors qu’il s’agit d’humain, la rationalité atteint ses limites. Car nous sommes tous différent, nous avons tous un rapport au temps qui nous est propre. Il est unique.Aucun outil aussi performant soit il ne peut s’adapter à tout le monde.

Que faire alors?

On peut actionner divers leviers comme l ‘AB tesing. J’opte pour un choix, je teste et j’ajuste si besoin. La réponse tient en deux mots le bon sens, si commun et pourtant si contre intuitif dans nos sociétés modernes.

Imaginons que vous soyez confronté à un arbitrage difficile, vous n’arrivez pas à trancher, or vous n’êtes pas de nature hésitante. Hésitant entre deux solutions, deux projets, hésitant  encore et encore. Entretemps,vous perdez du temps, votre stress augmente. Vous êtes épuisé et frustré de ne pas avoir su avancer dans vos projets.

En prenant de la hauteur sur nos indécisions, on s’aperçoit très vite que cela nous  passif. Si on hésite tant entre deux options c’est surement que les deux solutions se valent en termes d’intérêt, c’est du bon sens.  On peut également demander l’avis des uns et des autres, se rassurer puis arbitrer. L’indécision est un biais qui perturbe notre rapport au temps. Et il n’est pas le seul hélas, loin de là.

Temps subi ou temps choisi?

Le temps subi:

Il englobe toutes les injonctions que l’on s’impose et auxquels on n’arrive plus à se dissocier dans notre raisonnement et fonctionnement au quotidien. Ca se traduit par des il faut, je dois, on attend de moi que…. On est dans le royaume du cercle de préoccupations. Je n’ai pas d ’emprise sur mon temps, je ne décide de rien. Je subi et réagi aux sollicitations des autres. Ma relation au  temps est conflictuelle.

Le temps choisi

C’est prendre la responsabilité de son temps. Je suis acteur. Je fais des choix en tant qu’adulte et j’impacte ma vie . On est dans le royaume du cercle d’influence. Ma relation au temps et paisible.

Et si on remplaçait « Je n’ai pas le temps » par  » j’ai le temps de faire en conscience une, deux voire trois priorités ». En somme , je connais mes limites, je sais m’observer et agir selon ma boussole et biorythmes.

Accepter avec sagesse que finalement notre productivité varie dans le temps au gré des nos aspirations, de notre organisation et de notre énergie à l’image d’un temps de parcours qui passerait du simple au triple selon l’heure de la journée. Ces différents tempos ne sont pas vains. Ils sont même très utiles. Ils sont la  pour justement calmer le jeu,  pour nous reconnecter à nous mêmes. Ca nous permet de mieux apprécier les moments de regain d’énergie, d’être plus efficace dans nos actions.

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