Le Minimalisme et si on changeait de paradigme pour  le moins & mieux?

«Je possède très peu de dents, et encore moins de choses» Gandhi

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Pendant mes vacances d’été, j’ai eu un bref instant d’hyper lucidité: j’ai constaté que les petites cuisines des locations qu’on a faites disposaient de l’essentiel pour le fonctionnement normal d’une famille de cinq personnes en terme de vaisselles (une demie douzaine de chaque chose : couverts, verres, tasses, etc). Il est arrivé qu’il manque des bols, ou une passoire mais cela ne nous a pas dérangé outre mesure.

Quand je suis rentrée chez moi, alors les qualités et les défauts de ma maison m’ont sauté aux yeux. C’était le moment d’agir! J’ai pris la mesure de mes axes d’amélioration et ça m’a boostée plus que d’ordinaire à organiser, jeter le vieux, donner les doublons et à aller encore plus loin dans le désencombrement & le minimalisme.

La seconde chose qui m’a marquée cet été est une information qui est passée sur toutes les chaînes et radios du monde ou presque. Il s’agit de l’épuisement prématuré des ressources de la terre qui survient de plus en plus tôt dans l’année. Cette année, c’était le 8 août et depuis, on vit à crédit. Ce n’est pas la principale raison pour laquelle je fais cet article, néanmoins cette information lourde de sens me fait réfléchir sur notre mode de vie. Tout un programme!

Mais qu’est ce que le minimalisme?

Le minimalisme est un art de vivre contemporain, basé sur un retour à la simplicité, la qualité et le bon sens. Il s’oppose diamétralement aux valeurs de surabondance & de surconsommation dominants depuis la révolution industrielle!

La contemplation & la gratitude, sont sans doute les valeurs que porte ce mouvement & le secret d’un bien être durable.

C’est une sorte d’écosystème touchant à diverses sphères interdépendantes mettant au centre le vivant, le local et le durable.

Le minimalisme propose un changement de paradigme troquant le «big is beautiful» par le «Less is more». Après avoir acquis un réflexe de consommateurs acharnés, les minimalistes suggèrent de s’acharner à nous départir de nos possessions inutiles, envahissantes, et de nous concentrer sur ce qui compte le plus à nos yeux, sur l’essentiel.

Parmi les figures de proues de ce mouvement, je citerais la française Béa Johnson & son livre «Zéro déchet», la japonaise Marie Kondo et son best-seller «La magie du rangement» et enfin l’américain Léo Babauta et son livre «L’art d’aller à l’essentiel».

La peur de crouler sous nos objets et de passer notre vie à les entretenir a succédé à la peur de manquer. C’est probablement ce qui a, entre autre, contribué à sa propagation.

Comment chemine -t-on vers le minimalisme?

Le minimalisme est un projet de vie qui ne se déploie pas mais se construit lentement, les impatients passeront leur chemin 😉

On l’approche pas à pas, lecture après lecture. C’est une réflexion globale sur le sens de la vie et comment on envisage de la traverser! Le minimalisme est une révolution douce, un retour au bon sens, ah ce fameux bon sens pas si commun! Le minimalisme est le graal, l’équilibre parfait entre altruisme et égocentrisme .

Je vous entends  dire «Ah un retour aux basiques, c’est facile alors !»

Et bien détrompez vous!Il est question de changer des habitudes de consommation, une façon de pensée très ancrée, ce n’est pas une mince affaire. Néanmoins, si le besoin profond, la patience et la volonté sont là, il devient possible de cheminer vers le saint graal. Vous l’avez compris, le minimalisme en 21jours on oublie.

Quel sont les défis du minimalisme? Sont ils à la portée de tous?

Devenir minimaliste suppose une remise en question sur son mode de vie que je résume en quatre points :

  1. Changer de paradigme et de logique. C’est une remise en question perpétuelle et globale de notre carte du monde, de nos perceptions.
  2. Renoncer petit à petit à certaines habitudes de consommation qu’on a toujours connu et on n’y est pour rien! Par exemple: regarder moins les pubs pour résister aux assauts des campagnes marketing souvent efficaces, il faut bien le reconnaître. Ou encore faire moins de shopping et se séparer de dizaines de carte de fidélités & toutes les futilités qui encombrent nos têtes, nos portefeuilles & nous éloignent de l’essentiel. 
  3. Trier, désencombrer & donner les objets dont on ne se sert pas; bref, se preserver de l’embarras du choix. Résultat: gain de temps, de place et d’énergie. Cerise sur le gâteau, on voit plus clair dans ses projets, on range plus vite son intérieur et surtout on se connecte à soi et à ses réels besoins .
  4. Réfléchir à sa consommation. Le champs est large de l’ alimentation aux produits de beauté et d’hygiène . La aussi  le principe est simple la mise en pratique c’est une autre pair de manche. 

Pour vous parler de mon cheminement personnel, j’ai décidé de réduire ma consommation de Sopalin et de coton en achetant des serviettes en tissu. Je composte depuis plusieurs année tout ce qui peut l’être. J’ai pris un abonnement à une coopérative de panier bio. D’ailleurs, même le hard discount s’y met alors pourquoi se priver?

In fine en faisant juste un petit changement dans ce sens j’essaie d’être en adéquation même partiellement avec ce qui fait sens pour moi. J’essaie de donner à mon cocon familial sa fonction de havre de paix où notre corps et notre esprit se ressourcent au delà des modes & tendances.